La surveillante et son Collégien

Le 4 Novembre 2025, la dépêche du Midi titrait

« Une surveillante d’un collège du Tarn, a entretenu une relation amoureuse et sexuelle avec un élève de 14 ans. Elle risque 10 ans de prison. En 2024, cette employée de l’établissement, âgée de 25 ans, a noué une liaison pendant plusieurs mois avec un élève. « Timide et discrète » mais montrant « trop de proximité avec les élèves »; selon ses collègues, la prévenue a reconnu les faits devant le tribunal correctionnel de Castres. Elle est poursuivie pour atteinte sexuelle sur un mineur de moins de 15 ans par un majeur ayant autorité sur la victime. Le tribunal rendra sa décision le 25 novembre. »

Elle a écopé d’un an de prison avec sursis. Le tribunal ne pouvait que sanctionner puisque la loi sensée protéger les mineurs fixe le consentement sexuel à 15 ans.

Ceci n’est pas sans rappeler l’affaire Gabrielle Russier : On est en1969, La jeune femme agrégée de lettres de 32 ans s’éprit d’un élève de 17 ans. Elle écopa de 12 mois de prison avec sursis. Elle se suicida. Interrogé par un journaliste, le président Pompidou embarrassé s’en tira en citant Éluard.

Comprenne qui voudra

Moi mon remord ce fut

La malheureuse qui resta

Sur le pavé

La victime raisonnable

A la robe déchirée.

Je suis heureux que l’épilogue de cette affaire ne soit pas aussi tragique. J’espère que le collégien ne sortira pas trop bouleversé, non de son histoire d’amour avec la surveillante, mais du fait que les parents qui ont porté l’affaire devant la justice n’ont pas compris que leur enfant n’était plus un bébé. A 14 ans un interrogatoire avec la police, des juges, des médias, cela doit être choquant et vraisemblablement plus qu’une relation amoureuse.

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